un voyage au coeur du mandala

Ose vivre ta vie en pleine liberté

Pour ce mandala réalisé aux feutres, j’ai tiré au sort les couleurs jaune, rose, vert et violet. Je suis partie du centre spontanément pour m’étendre à l’infini vers l’extérieur. Ce qui m’a surpris à la fin c’est la présence de feuilles d’arbres persistantes. Signe de croissance.

Le dessin bien sûr se modifie au gré du crayon, j’ajoute ici et là un trait, un rond, une volute. J’accueille pleinement autant ces petits traits que ces petits points. Ils sont mon avancée. Je ne parle pas ici d’intuition, de création, mais de méditation car lorsque je décide de faire un trait jaune par exemple, je le répète en tournant, sans me poser de question s’il est bien situé, s’il est assez long, etc. Car ici l’égo reprendrait vite le contrôle de mon esprit.

Dessiner est aussi une forme de recueillement avec soi-même. Le crayon ou le pinceau court sur le papier et l’on ne pense à rien. C’est le moment présent dans sa simplicité.

 

J’aime choisir une affirmation du livre de Christiane Beerlandt
« La Clef vers l’Autolibération »
avant de commencer un mandala au crayon.

Cette fois ci, c’est « oser vivre sa vie en pleine liberté ».

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Voilà commence aujourd’hui ce mandala : quelques cercles tracés au compas et le chiffre 12 qui s’impose à moi.

MANDALA  :

Quand je débute un mandala, je peins d’abord le bindu. Je tire au hasard sur ma palette d’aquarelle les couleurs qui m’accompagneront. L’orange d’abord pour les rayons puis le jaune qui entre en action, et je vois déjà que le mandala forme une toile d’araignée. Un thème qui revient souvent dans mes mandalas. Je prends du vert pour la troisième couleur et puis du bleu. Une roue émerge. Le mandala prend doucement sa forme harmonieuse et l’on aperçoit une étoile.

L’important, c’est justement de laisser émerger le dessin sans le prévoir. C’est ce que je tente en peinture avec ce mandala. Je connais bien cette technique avec des feutres. Mais avant, je dessinais d’abord tous les traits puis je peignais. Aujourd’hui, je peins à main levée. Cette façon de faire offre la possibilité de méditer sur le trait, le point, la parenthèse, qu’importe si la ligne est continue ou pas.

LE CERCLE PARFAIT :

Le mot mandala a une longue histoire, comme d’ailleurs sa longue orthographe en sanskrit « manlowdotdlowdotala » qui comprend 19 lettres. Je le définis comme un cercle comparé au soleil ou à la lune. Pas de terme compliqué, pas de magie non plus (cercle magique), mais un dessin en rond qui symbolise l’évolution et l’involution.

Au début du bouddhisme, le mandala fait référence à un support de méditation. Il joue au travers des âges un rôle mystique (p. ex. tradition hindoue), ésotérique (japonaise) et ritualisé (tibétaine) dans diverses religions orientales et avec des déités.

À l’origine, le mandala contient des représentations de divinités. Les motifs géométriques guident le méditant vers le divin. Le mandala est le palais de la divinité. Dans sa forme la plus simple, il est constitué d’un cercle entouré d’un carré avec 4 portes, mais dans d’autres traditions, comme par exemple dans l’hindouisme, il peut être représenté en carrés divisé eux-mêmes en d’autres carrés.

Dans notre tradition occidentale, on pourrait comparer cette tradition mandalique avec les cloîtres ayant un espace sacré, un lieu de prière (méditation) protégé par un mur d’enceinte et au centre une fontaine. La rosace que l’on connait bien dans nos églises et cathédrales symbolise une roue et le centre souvent l’origine de la vie. La rose remplace simplement le lotus.

HARA :

Avant de peindre ce mandala, mon intérêt s’est porté sur le mot hara du bouddhisme-zen. Le hara se trouve au-dessous du nombril (2 ou 3 doigts au-dessous) et représente le cercle vital dans cette tradition. Pour les japonais, notre ventre ou hara est le réservoir de notre énergie et avant tout, le rayonnement de notre force vitale.

MÉDITATION :

Le mandala est une excellente activité pour ceux et celles qui pensent trop. En se concentrant sur les petits détails du mandala, on ne peut qu’oublier la machine à penser.

Comme les maîtres zen japonais qui cultivent le calme intérieur, l’équilibre, la tranquillité en peignant la calligraphie, en pratiquant les arts martiaux ou en tirant à l’arc, peindre ou colorier un mandala offre une alternative à ces pratiques pour nous occidentaux.

Ce que je souhaite, c’est bien sûr de ne pas penser à autre chose, seulement au dessin du mandala. Mais ce que je recherche essentiellement, c’est l’aisance du mouvement, que le coup de pinceau soit doux, facile, sans contrainte, que tout parte et tourne autour du centre qui n’est pas soumis à l’espace et au temps car l’on peut continuer inlassablement, comment dirais-je, indéfiniment le mandala.

MANDALA FINI ET INFINI :

Le mandala me/nous maintient dans le présent. D’abord on s’amuse à colorier, on est concentré comme les enfants sur leur dessin, on a même le droit de tirer ou de se mordre la langue quand c’est difficile.

Je m’aperçois que je tourne constamment mon carton à dessin. Je ne fais qu’une ligne à la fois. Mon dessin étant au hasard, c’est mon intuition qui me guide vers le cercle parfait.

Et ma définition du mandala dessiné est simple :
le mandala c’est le centre, le contenant et la totalité infinie.

Mandala dessiné aux feutres fins

 

On peut tous les jours se rendre heureux, en s’offrant des petits moments de bonheur.  Prendre cinq minutes et se dire, je fais quelque chose pour moi maintenant, pour me rendre heureux/se.

On sacrifie beaucoup trop de temps à penser au passé, aux mauvaises relations que l’on a eues, à nos erreurs et on oublie de sourire à la vie.

 

« Défends tes droits d’homme à te rendre heureux »

Citation extraite du livre :
La Clef vers l’Autolibération, Christiane Beerlandt

 

 

 

Livre-toi à tes sentiments les plus beaux, à ta nature (mandala réalisé aux feutres fins.)

Se livrer à mes sentiments veut tout simplement dire pour moi, accepter tous les sentiments qui m’assaillent, leur accorder un moment lorsqu’ils viennent à mon esprit et les laisser partir juste dans la minute, pour reprendre le cours de la vie dans le moment présent.

Accepter d’être en colère, de ne pas pouvoir changer le cours des choses, et vivre… Laisser la place aux sentiments les plus beaux, l’amour de soi, se cajoler et se parler comme on le ferait à un petit enfant qui a besoin de réconfort.

Qu’est donc la nature de l’homme… vivre, tout simplement, dans l’amour.

 

« Livre-toi à tes sentiments les plus beaux, à ta nature »

Citation extraite du livre :
La Clef vers l’Autolibération, Christiane Beerlandt

Mandala : sois ouvert et doux avec toi

Mandala : sois ouvert et doux avec toi !

 

Citation extraite du livre : La Clef vers l’Autolibération, Christiane Beerlandt

 

 

Ich kann jetzt loslassen. Ich bin frei. Ich nehme mich jetzt so an, wie ich bin. Ich schaffe das.

Ich kann jetzt loslassen.
Ich bin frei.
Ich nehme mich jetzt so an, wie ich bin.
Ich schaffe das.

Extrait du livre : ida DIE LÖSUNG LIEGT IN DIR. Eva-Maria Zurhorst

Je peux lâcher prise. Je suis libre. Je m’accepte tel que je suis. Je réussie.

De jolis mots, qui pourraient devenir une affirmation, car la pensée positive doit faire partie de notre quotidien pour voir la paix triomphée.
Je pense que la paix dans notre coeur est essentielle à la paix dans le monde.

Tout ce qui vit est constamment en mouvement calme

 » Tout ce qui vit est constamment en mouvement calme « .

 

Texte de Marlies Kieft et Roos Tesselaar
Happinez Déc. 2014

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